Partir

Emmène-moi au bout du monde

  • En ces temps de grisaille, voici le remède à la morosité : l’édition des œuvres de Blaise Cendrars, en collection Quarto. Vous avez envie de partir, de découvrir des horizons toniques, lisez Cendrars. Adieu romans germanopratins aux amours étiolées dans le cadre circonscrit du Paris branché, au revoir paysages moches du quotidien, goodbye le train train qui jamais ne déraille . Vous voulez du style, en v’là, d’ailleurs le superbe Echenoz « Des éclairs » semble avoir puisé son alacrité aux basques de John Sutter héros de « l’Or« . Cendrars pas mort, bien vivant au contraire, avec ses histoires où toujours l’humain reste l’essentiel. Cendrars le prince de l’autofiction pipeautée, Cendrars dont la main coupée tire avec maestria les ficelles d’un monde rêvé sur le mode réel. Et bien cette main absente, qui lui faisait si mal, on a drôlement plaisir à la serrer.
    A.Caron
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