Dégât des eaux

Fluctuat nec mergitur

Insubmersible Donald Westlake. Nous sommes ici dans la veine drôle de Donald Westlake, aussi connu sous le pseudo de Richard Stark pour ses polars au sang d’encre. Des pseudos, il en a une kyrielle. Jugez plutôt : Edwin West, Aman Marshal, Timothy J. Culver, Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Grace Salacious, de quoi faire passer Pessoa et ses hétéronymes pour un aimable plaisantin.
Bon, revenons à notre problème de robinet. Nous retrouvons dans ce livre l’ineffable Dortmunder et sa bande de doux dingues. Figurez-vous qu’un caïd a planqué un substantiel magot dans une maison avant d’aller passer quelques années à l’ombre. Le problème est que  suite à un aménagement du territoire, ladite maison est aujourd’hui au fond d’un lac. Pour l’ingénieux Dortmunder, la gageure est de  récupérer le trésor et tous les moyens sont bons. Toutes les usines à gaz possibles et imaginables sont mises en œuvres, façon Buster Keaton. C’est à pleurer de rire le soir au creux des couettes. Westlake a le don d’équilibrer parfaitement suspens et loufoquerie. Dans cet exercice de style ébouriffant « Dégât des eaux »  est peut être le plus réussi.
Fait pas beau, tout est maussade, ruez-vous sur Westlake…
A.Caron

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